Maratika

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Écrit par MarĂ©va Bernard

Maréva est manager de projet et coach. Elle est impliquée pour La Sauveté depuis 2012 et présidente de l'association La Galave depuis 2016. Elle pratique le DzogchÚn depuis 2011.
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Blog | Culture et traditions

Dans cet article, Mareva nous parle de Maratika, lieu sacré du Népal et site majeur lié à Padmasambhava et Mandarava.

Série : La lignée

 

Maratika

 

A l’est du NĂ©pal se trouve une grotte.

Des grottes.

Un lieu spĂ©cial oĂč Padmasambhava a atteint l’immortalitĂ©.

Nous sommes Ă  plusieurs heures de route de Katmandou. Il n’y a pas si longtemps, c’était de longs jours de marche.

L’histoire dit que Guru RinpochĂ© et sa consort indienne Mandarava s’y sont rendus pour y dĂ©velopper une pratique profonde, avant mĂȘme que Guru RinpochĂ© ne se rende au Tibet au 8Ăšme siĂšcle. AprĂšs 3 mois de pratique, le Bouddha de longue vie Amitayus s’est manifestĂ© Ă  eux en personne et le paysage est devenu indissociable de son palais et son environnement. Puis pour Ă©liminer tous les obstacles, ils se sont engagĂ©s dans la pratique d’une dĂ©itĂ© courroucĂ©e et toutes les forces d’obstruction ont Ă©tĂ© bannies. [1]

C’est ce qui lui a donnĂ© son nom, Maratika, qui se dit en tibĂ©tain “’chi ba mthar byed” (prononcer “tchiwa tardjĂ©â€) soit le lieu qui dĂ©truit la mort. On le connait aussi sous le nom de Haleshi, qui signifie “dĂ©crire l’expĂ©rience de l’émerveillement”.

 

 “Aujourd’hui, la ville s’est construite autour des grottes mais la ferveur est toujours palpable. La puissance du lieu rĂ©veille le calme intĂ©rieur, inaltĂ©rĂ© par le chant des coqs et des haleurs.” 

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Chatral Rinpoché dit des grottes de Maratika :

“En voyant ce lieu merveilleux, on ne peut s’empĂȘcher d’ĂȘtre Ă©merveillĂ©. Le simple fait d’entendre son nom sĂšme en nous la graine de la libĂ©ration. Le simple fait d’y penser Ă©loigne le danger d’une mort prĂ©maturĂ©e. Et en vous prosternant, en faisant le tour du lieu et en y faisant des offrandes, vous perfectionnerez et accumulerez un ocĂ©an de mĂ©rites.”[2]

Dans la grotte principale, des centaines de chauve-souris volent, comme le rassemblement des dakinis, des ĂȘtres d’éveil fĂ©minins qui protĂšgent le dharma et les enseignements. Des objets sacrĂ©s et reprĂ©sentations de dĂ©itĂ©s sont apparus spontanĂ©ment sur ses parois, sans intervention humaine. Un vase de longue vie se dĂ©tache d’une roche, objet de bĂ©nĂ©diction dans les pratiques de longue vie ; des banniĂšres de victoire se dessinent sur un autre pan, symbole universel pour les bouddhistes de la victoire de l’éveil sur l’ignorance, un trou dans la roche est rĂ©putĂ© pour purifier les voiles et les obscurcissements de cette existence


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Un chemin circumambule autour de la montagne centrale. L’environnement est luxuriant. Le paysage sacrĂ© est parsemĂ© d’autres grottes : celle de Manjushri, celle du garuda, des nagas


De nombreux grands maĂźtres sont venus y pratiquer, notamment des pratiques de longue vie, et ont mis en avant les qualitĂ©s exceptionnelles de Maratika. Dilgo Khyentse dit mĂȘme qu’il s’agit d’un des six endroits bouddhistes les plus sacrĂ©s de ce monde, avec Bodhgaya en Inde, la montagne au 5 pics de Manjushri et celle du Potala en Chine. Trulshik RinpochĂ© Ă©crit que l’ensemble des 24 lieux sacrĂ©s (lieux de pĂšlerinage dans les tantras) sont contenus dans ses grottes.

Aujourd’hui, la ville s’est construite autour des grottes mais la ferveur est toujours palpable. La puissance du lieu rĂ©veille le calme intĂ©rieur, inaltĂ©rĂ© par le chant des coqs et des haleurs.

Les lampes à beurre brûlent.
Les mantras s’égrĂšnent.
Les enfants jouent.

L’empreinte de la profonde pratique de Guru RinpochĂ© et Mandarava emplit encore les lieux. Leur prĂ©sence y est toujours palpable.

Lama Zopa Rinpoche Ă©crit “dans la grotte de Maratika, oĂč Guru RinpochĂ© a rĂ©alisĂ© l’immortalitĂ©, toutes vos priĂšres peuvent ĂȘtre exaucĂ©es.”

Nous pouvons nous y rendre en pĂšlerinage, nous y relier, ou simplement nous rappeler son existence, comme tĂ©moignage vivant d’une tradition authentique.

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