Base de tout Künshi

Écrit par Paul Baffier
Les bases du Dzogchèn | Termes du Dzogchèn
Cet article intitulé « Base de tout, Künshi » permet de mieux comprendre les mots et concepts essentiels du Dzogchèn.
Série : Les termes du Dzogchèn
Base de tout, Künshi
La base-de-tout se dit en tibétain « künshi » (kun gzhi), et en sanskrit ālaya. Le tibétain “kün”, qui signifie “tout”, donne l’idée d’un ensemble, tandis que “shi” signifie “fond, base, fondement”.
La base-de-tout est le substrat de toutes les potentialités [1] et le réceptacle de toutes les traces [2] pour toute expérience possible : toutes les existences, les perceptions, les pensées, etc., y sont à la fois enregistrées, produites et conservées. Ce fonctionnement par “développement” et “enregistrement” perpétue l’illusion de continuité de nos existences qui, encore et encore, reproduisent les mêmes schémas habituels, en un cycle fermé sur lui-même.
La base-de-tout est un état neutre habituellement associé au fondement de l’esprit ordinaire conditionné (”sèm” ; sems) et de ses événements mentaux. En ce sens, on peut en faire l’expérience d’une manière conditionnée lors des absorptions méditatives des trois dimensions d’existence (désir, forme, sans-forme). Il ne s’agit alors pas de rig pa, l’évidence primordiale. La base de tout est donc à bien distinguer de la « base primordiale » (« yéshi » ; ye gzhi La base (gzhi)) car elles peuvent être confondues, d’où la nécessité de clarifications sur ce point.
[1] ”graines”, en tibétain “sabön” : sa bon. RETOUR
[2] ”empreintes”, en tibétain “bakchak” : bag chags. RETOUR
Attention ! Dans le Dzogchèn bönpo, kun gzhi, « base universelle », est un équivalent de gzhi ou ye gzhi chez les nyingmapas.
Les termes entre parenthèses sont la transcription phonétique en premier, suivi de la transcription Wylie pour l’orthographe tibétaine en italiques. RETOUR
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