La renne du bal

Written by Mila Khyentse

Mila Khyentse est un enseignant français du Dzogchèn et du Bouddhisme tibétain et l'initiateur du projet Dzogchen Today!

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Dans cet article, « La renne du bal », Mila Khyentse parle des qualités Dzogchèn des huit ou neuf rennes du Père Noël.

La renne du bal

C’est la fin de l’année une nouvelle fois. Et comme toutes les fins d’année, petits et grands attendent le passage du Père Noël. Ce rejeton moderne de la figure bienveillante du saint Nicolas du Moyen Âge, ne saurait exister sans ses huit rennes. Il ne pourrait pas traverser le monde entier et faire sa tournée en une seule nuit ! Et pourtant, nous ne les connaissons pas très bien ces auxiliaires si précieux du vénérable vieillard le plus connu du monde.

Les rennes sont les candidates parfaites pour la pratique de la Grande Perfection ! Dans beaucoup de textes, on nous décrit les qualités qu’il est nécessaire de posséder pour arpenter ce chemin : humilité, paix, puissance et majesté cachées, intrépidité.

Ils apparaissent dans un très vieux poème anglais, vraisemblablement du Moyen Âge, intitulé « Une visite de saint Nicolas » où l’on parle d’un vieil homme du Nord conduisant un traîneau tiré par huit rennes. L’histoire nous dit qu’au début, saint Nicolas ne se déplaçait qu’en raquettes dans les pays du Nord de l’Europe. Pourtant, son influence s’étendant, il dût rapidement couvrir une surface bien plus importante. Il eût alors l’idée d’inviter tous les animaux du Grand Nord lors d’une, fête, un bal, et tous se déplacèrent : le loup de Sibérie, le phoque, l’ours blanc, le lièvre arctique, la sterne, l’aigle, le pingouin… Sauf un : le renne qui, modeste, pensa qu’il n’était pas taillé pour le job. Il resta donc dans sa prairie à brouter. Il est d’ailleurs nécessaire de préciser que c’est UNE renne et non pas un renne, car seules les femelles gardent leurs magnifiques bois en hiver. C’est pourtant elle qui fut choisie renne du bal, sans même y être allée ! Saint Nicolas avait décelé en elle les qualités qu’il recherchait : humilité, paix, puissance et majesté cachées. Voilà qui lui plût ! Il proposa à notre renne une association et, pour la convaincre, il lui donna le pouvoir de voler. Elle qui était intrépide et qui rêvait de voir le monde sauta sur l’occasion.

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Elle ramena sept de ses congénères et, depuis, chaque année, elles conduisent le bon saint partout dans le monde. En 1939, une neuvième renne s’ajouta à l’équipe : Rudolph, la renne au nez rouge, qui permet au Père Noël (anciennement saint Nicolas) d’avancer dans le brouillard.

Les rennes sont les candidates parfaites pour la pratique de la Grande Perfection ! Dans beaucoup de textes, on nous décrit les qualités qu’il est nécessaire de posséder pour arpenter ce chemin : humilité, paix, puissance et majesté cachées, intrépidité. La Grande Perfection se réalise aussi en broutant dans la prairie sous la voûté étoilée de la plus belle nuit de l’année.

Bonnes fêtes à toutes et à tous !

Iceberg

Dans cet article, Mareva nous emmène explorer un iceberg, majestueux au dessus comme au-dessous de l’eau et de la même nature que l’océan.

Une vigilance aussi fine que du sable

Dans cet article, Paul nous propose d’envisager que notre devenir est visible à tout instant en regardant ce qui se joue dans nos consciences.

Voyages océaniques

Dans « Voyages océaniques », Damien propose un conte qui est une métaphore du chemin selon la Grande Perfection.

Plongée dans les abysses luminescentes… de l’Esprit

Dans cet article, Denis nous emmène là où, même au cœur de l’obscurité silencieuse, la compassion universelle continue à se manifester.

Marée haute, marée basse

Dans “Marée haute, marée basse”, Johanne parle des mouvements de l’esprit, en observant le cycle naturel de la marée.

Le chant des sirènes

Dans « Le chant des sirènes », Nils nous invite à être malin comme Ulysse pour ne pas succomber à l’appel des huit réalités mondaines.

Panique à bord

Dans “Panique à bord”, la mer est présentée comme terrain de jeu pour l’expérience possible de la liberté naturelle de l’esprit.

La Mer Morte

Dans « La Mer Morte », Mila Khyentse nous rappelle que même la Mer Morte porte la vie. Pour le Dzogchèn, la mort est dans la vie.

La maladie

Dans « La maladie », Maréva parle de l’inconfort de la maladie qui peut devenir source d’entraînement, de lien au maître et à la nature.

KO dehors, OK dedans ?

Dans « KO dehors, OK dedans ? », Damien nous parle de la manière dont les conditions externes chaotiques sont des occasions de libération.