Nirvana

Écrit par Damien Brohon
Dzogchèn Introduction générale | Termes du Dzogchèn
Dans cet article, Damien définit le nirvāṇa, la reconnaissance définitive de la nature de la réalité qui se manifeste par les trois Corps.
Série : Les termes du Dzogchèn
Nirvana
Dans ses enseignements oraux Tulku Urgyen Rinpoché [1] avait coutume de dire : « Le saṃsāra c’est l’esprit tourné vers l’extérieur, perdu dans ses projections. Le nirvāṇa c’est l’esprit tourné vers l’intérieur, reconnaissant sa propre nature. » Nirvāṇa signifie littéralement l’« au-delà des tourments » de l’esprit lorsqu’il reconnaît de manière définitive la Base de la réalité. Pour le Dzogchèn, le chemin spirituel consiste en le dévoilement du Fruit – qui n‘est autre que la nature éveillée inhérente à chaque être. Lorsque le Fruit est actualisé, les corps, parole et esprit ordinaires se manifestent comme étant les « trois Corps ». Le Corps de réalité (skt. dhamakāya) est l’éveil du point de vue de l’éveil : c’est la sagesse qui reconnaît pleinement sa nature primordialement éveillée. Elle est semblable au ciel sans limites. Les deux autres Corps sont l’éveil rayonnant spontanément (comme le soleil) vers le bien ultime des êtres. Le Corps de parfaite plénitude (skt. sambogakāya) est pure luminosité – radiance des qualités éveillées nécessaires au bien des êtres. Le Corps d’apparition (skt. nirmanakāya) est manifestation, dans le temps et l’espace, d’êtres d’éveil porteurs de ces qualités pour guider autrui – c’est-à-dire les êtres sensibles – vers le nirvāṇa.
[1] Un grand maître Dzogchèn contemporain (1920-1996). On trouve nombre de ses enseignements traduits dans les langues occidentales comme par exemple : Tulku Urgyen Rinpoché, Instructions du coeur – la quintessence des enseignements Dzogchen, trad. française par N. Koralnik et P. Sammut, Paris, Almora, 2023. RETOUR
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