Samsara

Écrit par Damien Brohon
Les bases du Dzogchèn | Termes du Dzogchèn
Dans cet article, Damien définit le saṃsāra : c’est, faute de vision juste de la réalité, s’agiter beaucoup pour aller nulle part.
Série : Les termes du Dzogchèn
Samsara
Dans ses enseignements oraux Tulku Urgyen Rinpoché [1] avait coutume de dire : « Le saṃsāra c’est l’esprit tourné vers l’extérieur, perdu dans ses projections. Le nirvāṇa c’est l’esprit tourné vers l’intérieur, reconnaissant sa propre nature. » Lorsque l’esprit ne voit pas sa propre nature, il est « tourné vers l’extérieur ». Il ne reconnaît pas que les multiples apparences dont il fait l’expérience sont ses propres projections. Il s’identifie à un « moi » factice et vit dans un univers fictif. Cette ignorance (tib. marigpa littéralement « ne pas voir » c’est-à-dire ne pas connaître) le voue à l’errance cyclique (skt : saṃsāra). » Il erre car sans cesse en quête de bonheur dans des objets, êtres et situations dépourvus de la substantialité qu’il leur prête. Cette errance ne peut être que cyclique car elle se perpétue indéfiniment tant que la reconnaissance de la nature n’a pas eu lieu. L’esprit s’agite ainsi tout en demeurant prisonnier de lui-même. Résumons en disant que le saṃsāra, c’est faute de vision juste de la réalité, s’agiter beaucoup pour aller nulle part – comme un hamster qui court dans sa roue.
[1] Un grand maître Dzogchèn contemporain (1920-1996). On trouve nombre de ses enseignements traduits dans les langues occidentales comme par exemple : Tulku Urgyen Rinpoché, Instructions du coeur – la quintessence des enseignements Dzogchen, trad. française par N. Koralnik et P. Sammut, Paris, Almora, 2023. RETOUR
Plus d’articles
L’importance du quotidien
Dans « L’importance du quotidien », Maréva nous partage l’importance du quotidien sur le chemin du Dzogchèn.
Où est le terrain d’entraînement ?
Dans cet article, Damien expose comment Vue, Médiation et Intégration font de notre vie et de notre esprit le terrain d’Entraînement.
Un bosquet paisible parsemé de fleurs
Dans cet article, Johanne évoque les qualités d’un lieu propice à la mise en retrait, pour mieux observer son esprit.



