Le premier jour

Ecrit par Mila Khyentse
Blog | Culture et traditions
Dans cet article « Le premier jour », Mila Khyentse parle du premier jour de l’année pour les Tibétains et ce que l’on fait habituellement de manière primordiale.
Le premier jour
Dans la tradition tibétaine, comme d’ailleurs dans d’autres pays asiatiques tel le Japon, le premier jour de la nouvelle année est réservé au rappel du “sacré” comme au renforcement des liens avec les proches. On se met sur son trente-et-un (ou plutôt sur son premier de l’an) et on va en famille au temple (tib. lha khang, littéralement « la maison des dieux »), on brûle de l’encens (tib. spos, prononcer pö) ou du genévrier (tib. bsang, prononcer sangue) comme offrandes aux protecteurs du sol, on fait des offrandes matérielles à la communauté monastique, on effectue des prosternations et on récite des prières devant les statues des êtres d’éveil.
“Et vous, quelle sera votre première intention, votre première action, en ce premier jour de l’année ?”
La première action de l’année est joyeusement tournée vers l’essentiel et cette intention première nous rappelle que nous ne sommes que de passage sur les terres gelées tibétaines et que notre but ultime n’est pas situé dans cette vie même, mais va bien au-delà, vers la libération du cycle de la souffrance de toutes les existences. Ainsi, se tourner vers les Bouddhas, Bodhisattvas et tous les êtres d’éveil en ce premier jour de l’année est un rappel de la première motivation de l’existence et une invitation à ne jamais s’arrêter tant que l’éveil sublime n’est pas atteint. Il permet également de se relier à notre véritable nature : lorsque nous tournons notre regard vers les êtres d’éveil, cela nous permet de nous rappeler ce que nous sommes réellement, même si nous l’avons oublié.
Et vous, quelle sera votre première intention, votre première action, en ce premier jour de l’an ?
Les Tibétains pensent qu’elles vont beaucoup influencer le reste de l’année…
Bonne année !
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